Ces entrepreneurs qui réveillent la France !


TEE était au Salon des Entrepreneurs à Paris les 1er et 2 Février. Nous y avons croisé les entrepreneurs d’aujourd’hui et de demain, leur point commun ? l’OPTIMISME. 
Je vous propose un retour sur le Grand Débat qui a réuni Serge Masliah (DG de Sage Europe du Sud), Alain Roumilhac (Président de ManpowerGroup France), Frédéric Mazzella (fondateur de BlaBlaCar), Ilan Benhaim (co-fondateur de Vente-privée), Marc Simoncini (fondateur de Meetic et Sensee), David Layani (fondateur de Onepoint), Sandra Rey (fondatrice de Glowee), Marie-Vorgan Le Barzic (fondatrice de NUMA). J’espère que vous y trouverez l’inspiration et l’envie de lancer votre start-up ! Sortons de la morosité, agissons !!

Il manque 5000 ETI en France.  
Alain Roumilhac et Serge Masliah font un constat simple : il manque 5000 Entreprises de Taille intermédiaire (ETI) en France, principalement en raison des effets de seuil. En effet aujourd’hui grandir est synonyme de galère administrative c’est pourquoi de nombreuses entreprises se contentent de « fonctionner correctement » déplore Serge Masliah. Les deux hommes appellent à un dépoussiérage et une décomplexification du code du travail pour l’adapter au XXIème siècle. 
Bref : il faut libérer les entrepreneurs car la relève est bien là ! près d’un tiers des jeunes déclarent vouloir créer leur entreprise. Mais pour cela il faut les aider, les accompagner, créer un échange entre petites et grandes entreprises et ainsi jouer de leur complémentarité. 

Quand créer sa start-up ?
A en croire nos prestigieux invités cela n’a jamais été aussi facile : aujourd’hui on peut lancer sa start-up avec quelques euros. En effet les révolutions technologiques de la digitalisation : la connectivité, les bases de données, les moteurs de recherche, etc. permettent de lancer une start-up en créant un simple site ou application. L’heure est à la plateformisation à l’image des succès de Blablacar et autres AirBnB. 
Finalement tous ont la même réponse : pour se lancer il faut avoir une vision, une conviction. Ce qui fait la réelle différence c’est la volonté d’avoir un impact affirme Marie-Vorgan Le Barzic. Les jeunes startuppers font ce qui leur plait, ils suivent leurs valeurs et ça se sent ajoute-t-elle. Ils cherchent le « pourquoi », ils veulent du sens ! ajoute David Layani.

« Will Beats skills »
« Entreprendre c’est un marathon » rappelle Frédéric Mazzella. Il faut avoir l’envie mais surtout s’entourer des bonnes personnes. Deux points essentiels ici : tout d’abord les entrepreneurs expérimentés peuvent vous donner des conseils avisés qui vous feront éviter le mur tout en vous faisant gagner du temps. C’est notamment la visée de NUMA : accompagner les start-ups en augmentant ainsi grandement leur taux de survie. Il faut donc rechercher toutes les aides extérieures. 
Cependant une autre clé de la réussite – les participants au débat ont été unanimes sur ce point – est de privilégier l’humain. En effet la bonne entente est essentielle dans l’équipe, et au-delà des compétences, il faut rechercher les candidats motivés par le projet en lui-même, confie Sandra Rey, ce sont eux qui feront grandir la start-up.

Faut-il avoir peur de l’erreur ?
Non absolument pas, combien d’erreurs ont abouti à des trouvailles révolutionnaires ? Et Marc Simoncini d’ajouter : « souvent c’est d’une erreur que nait une start-up ! ». Alors oui un entrepreneur peut se tromper, ça lui arrive souvent même : il est dans l’action, il essaie. 
Il fait des erreurs mais c’est comme ça qu’il innove ! Et aujourd’hui l’innovation est au cœur de tout : ce ne sont plus les grands contre les petits mais les rapides contre les lents, affirme Ilan Benhaim, d’où la nécessité d’innover.

Dernier point essentiel :
Partagez vos idées ! n’ayez pas peur, conseille Sandra Rey, c’est au fur et à mesure que j’exposais mes idées que mon projet s’est affiné et concrétisé. Le feedback que l’on reçoit est très précieux. Il est même d’autant plus précieux lorsqu’il met l’accent sur les défauts du projet.

« YOLO » conclut Frédéric Mazzella, il faut se lancer même si on ne se sent pas près. Car on ne sera jamais prêt. Il faut affronter le marché le plus tôt possible, c’est comme ça que l’on avance. 

Alors c’est entendu ? à vous !!!

Louis Hocquet

TEE a testé #1 : GoalMap

Le saviez-vous ? 90% des Français prennent de bonnes résolutions à l’occasion du nouvel an, mais seulement 1 sur 10 tient plus de 15 jours. 

Qu’est-ce que c’est ? GoalMap est une application gratuite de développement personnel, permettant de suivre la réalisation de ses objectifs tout en bénéficiant de soutien. Aujourd’hui c’est plus de 40 000 utilisateurs qui, grâce à GoalMap, ne passeront pas à coté de leurs bonnes résolutions.

Son histoire ? C’est en réalisant que l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée était inconciliable avec sa carrière à la City que Damien Catani a eu l’idée de GoalMap. "Jour après jour, des individus dynamiques étaient comme lobotomisés : l’intello cultivé ne lisait plus que le Financial Times, le marathonien prenait du poids à force d’enchaîner les dîners devant son écran d’ordinateur, et celui qui jouait avant dans un groupe de rock voyait sa guitare prendre la poussière."

Comment ça marche ? Chacun peut choisir parmi des objectifs variés proposés par l’application, ou en créer lui-même, et les partager pour inspirer ses proches. L’application permet ensuite à l’utilisateur de suivre sa progression.

Quel futur pour GoalMap ? GoalMap se situe sur le marché très porteur du développement personnel, qui pesait 11 milliards de dollars en 2015. L’appli s’est dotée en 2016 d’un forum permettant aux utilisateurs de s’encourager pour atteindre plus facilement leurs objectifs. Forte, aujourd’hui de 40 000 utilisateurs, Damien prévoit de lancer une version premium comportant davantage de fonctionnalités ainsi qu’une offre professionnelle destinée aux coachs particuliers et aux entreprises. GoalMap compte sur une levée de fonds d’une valeur de 250 000€ à 300 000€ courant 2017. 

Notre coup de cœur TEE : Un contenu personnalisé et des conseils donnés par Karatékat, le coach virtuel qui délivre sa sagesse quotidienne de façon amusante et décalée.

                                                                                                                                                                                             Clara Anifrani et Pauline Jouve

Interview de Nicolas Drouault, co-fondateur de Canard Street

 

Pitche-moi Canard Street en une minute.     
Canard Street est un concept de street food et d’épicerie de canard, qui vous fait redécouvrir le canard d’une manière un peu plus moderne, un peu plus street-food. On fait des hamburgers de magret, des hamburgers de confit, des tartares, des croquettes. Mais on n’oublie pas les classiques : les magrets et les confits. On vous propose ça avec des petites pommes de terre que l’on fait revenir dans de la graisse de canard. Canard Street c’est aussi une épicerie qui met en avant les produits de canard des différentes régions de France, pas uniquement du sud-ouest. Il y a aussi l’Alsace et la Loire-Atlantique car il faut savoir qu’à la base le canard ne vient pas du sud-ouest mais d’Alsace.


Comment vous est venue cette idée si particulière ?
Grégoire est originaire du sud-ouest de la France. Moi-même, j’y ai habité cinq ans. Mais, paradoxalement, c’est à Hong-Kong que l’idée m’est venue. A la base, je vendais du fromage, qui n’est pas un produit facile à vendre là-bas parce qu’il est trop éloigné de leurs habitudes alimentaires. Donc je me suis posé la question du canard. Les Hong-Kongais mangent énormément de canard, mais pas comme nous : ils ne connaissent que le canard laqué. Donc je me suis dit que le canard est un produit qu’ils connaissent, qu’ils apprécient et qu’on pourrait assimiler à l’image française avec des magrets ou des confits. J’ai donc fait découvrir à mes potes hong-kongais ce qu’étaient un magret et un confit de canard. Ils ont trouvé ça très bon donc je me suis dit qu’il avait quelque chose à faire. Je suis rentré en France, j’en ai parlé avec Greg et on a travaillé tous les deux pour savoir à quoi ressemblerait Monsieur Canard à l’époque, et Canard Street aujourd’hui.


Qui a mis au point le logo de ce concept Monsieur Canard devenu Canard Street ?
C’est Eugénie Lichet, qui a terminé ses études de graphisme à Paris. On a été un de ses tous premiers clients et elle nous a fait un super boulot. Ce logo est canon.


Au niveau de la création de l’entreprise en elle-même, avez-vous rencontré des obstacles pendant le processus de création ?
Bien sûr, on en a eu plein. Déjà, il a fallu cerner ce qu’on voulait faire : quelles recettes et aussi ce à quoi on voulait que Canard Street ressemble. C’était une première barrière. Ensuite, très rapidement, il a fallu tester le concept pour pouvoir se poser les bonnes questions et aller plus vite. Donc on a fait des tests depuis l’appartement de Greg : on a livré à des potes des recettes à base de canard. Cette première confrontation nous a vraiment permis d’avancer dans notre réflexion : savoir ce qu’on voulait proposer, ce qui allait, ce qui n’allait pas. Enfin, une des grosses problématiques dans la restauration c’est l’emplacement. Trouver un endroit où l’on puisse tester notre concept en dehors de nos amis c’est très important. Ça a été une grosse difficulté pour nous mais on a réussi à la régler en trouvant cet emplacement ici aux Halles de Wazemmes.


Vous êtes contents de votre emplacement actuel ?
Oui, on est très contents. Ça marche bien donc, maintenant, on cherche un deuxième emplacement : dans le vieux Lille. Et l’objectif c’est d’être à Paris dans un an.

J’ai vu que vous avez créé votre entreprise en juillet 2016 donc vous l’avez lancée directement après vos études ?
Exactement. D’ailleurs, ça fait aussi partie des difficultés parce qu’en fait tu obtiens ton diplôme d’école de commerce, tu vois tous tes amis toucher 3 000€ par mois dans une entreprise de conseil à Paris et tu te dis « moi je suis à l’incubateur de l’EDHEC, je ne gagne pas un rond et je suis en train de réfléchir à ouvrir un stand de canard alors que je n’ai même pas d’emplacement et que je ne sais pas cuisiner ». Mais, à un moment donné, il faut y croire et se donner les moyens. Et ça prend du temps. On a mis trois mois à temps plein pour bosser sur notre projet. Il ne faut pas avoir peur de prendre le temps. Ce n’est pas grave de ne pas avoir un job au mois de mai comme tous les autres.


Autre aspect concret : les financements. Est-ce que ça a été difficile pour vous d’en trouver ?
Pas du tout, et pourtant on n’avait pas une thune. Le secret c’est de s’appuyer sur ce qu’on a et, quand on sort de l’EDHEC, on n’a rien d’autre que le nom EDHEC et le diplôme. Conclusion : il faut s’insérer dans le nord parce que, quand tu vas voir une banque à Lille en disant que tu as fait l’EDHEC, ils sont beaucoup plus rassurés que quand tu vas voir une banque à Paris ou à Toulouse. Il faut vraiment s’appuyer sur cette marque EDHEC, sur cette institution. Tes interlocuteurs sont plus à l’écoute. Ça a été le cas pour la banque et pour Initiative France. On a monté un dossier pour présenter notre business plan et on a passé des entretiens, ce qui nous a permis d’obtenir un prêt de 7 200€ à taux zéro. Ensuite, on a monté un dossier auprès de Nord Actif, qui a accepté de nous garantir à hauteur de 80%, ce qui veut dire qu’on n’a eu aucune garantie personnelle à mettre. Donc si le concept de Canard Street n’avait pas marché, on n’aurait rien perdu. Le seul moment où on a dû mettre des sous c’était pour constituer le capital de la société, qui s’élève à 5 000€.


Avez-vous des conseils pour les étudiants de l’EDHEC qui veulent entreprendre dans le milieu culinaire ?
Oui. Premièrement, travailler en restauration. Pendant la dernière année de l’EDHEC, je vous conseille de bosser le soir en restauration dans un établissement dont les processes ressemblent plus ou moins aux vôtres. Cela vous aidera à identifier les difficultés et à vous représenter votre futur restaurant, ce qui vous permettra de gagner du temps.
Deuxièmement, ne pas se lancer seul. Il faut se lancer à deux, sinon c’est impossible. Le mieux est d’avoir Grégoire comme associé mais c’est trop tard je l’ai déjà pris !
Et enfin : tester, tester, tester. Cela permet d’affiner son offre et de gagner en crédibilité.


Au niveau de votre présence en ligne, j’ai vu que vous avez 1 200 j’aime sur Facebook avec une moyenne de 5/5 étoiles, une moyenne de 5/5 également sur Trip Advisor avec des avis dithyrambiques. Félicitations !
Merci, on en est très contents. Yelp aussi ça marche bien. On travaille avec deux étudiantes de l’IAE sur toute la partie communication de Canard Street, dans le cadre de leur projet de Master 2. Et tout se passe très bien.


Dernière question : tu m’as dit que tu voyais Canard Street s’installer à Paris dans un an. Est-ce que vous vous êtes fixé d’autres objectifs ?
On aimerait ouvrir un restaurant à Lille en début d’année prochaine, puis à Paris dans un an. Et, à terme, on envisage de se développer en franchise pour être présents dans des villes comme New-York, Singapour, Hong-Kong ou Dubaï. Ça peut paraître un peu fou mais ce sont nos objectifs. On croit vraiment en notre projet.

Coralie Delpha

Workshop #2 : Comment postuler en 2016 ?

Présenté par Bastien Bonnet, Junior Brand Manager chez Wipple

Le lundi 7 novembre à 13h, l’association Total EDHEC Entreprendre vous conviait à son premier workshop, organisé en collaboration avec Crème de la Crème, qui avait pour thème « Comment créer un modèle de revenu en 45 minutes ? ». Au vu du succès rencontré par cet événement, nous n’avons pas hésité à renouveler l’expérience en vous proposant un deuxième workshop le lundi 21 novembre à 13h. Celui-ci avait pour thème « Comment postuler en 2016 ? » et nous était présenté par Bastien Bonnet.

Actuellement étudiant en Master 2 à Skema Business School, Bastien nous a fait part de son expérience en matière de candidature à des offres de stage et d’alternance. Au cours des derniers mois, cet étudiant astucieux a réussi à attirer l’attention de grandes marques et décrocher un contrat d’apprentissage au sein de Wipple en tant que Junior Brand Manager. Mais quel est donc le secret de Bastien pour se démarquer des autres candidats ? Sa technique se résume en trois mots : observation, créativité, culot.

Il n’existe pas de « candidature universelle » qui garantirait une réponse immédiate de la part de tous les employeurs. Chaque entreprise a des codes, des valeurs et une identité visuelle qui lui sont propres. Chaque candidature doit donc être personnalisée au maximum. Et, par « personnalisation », on ne veut pas dire décrire l’entreprise ciblée en deux ou trois lignes au début de notre lettre de motivation. Exit le combo habituel « CV + lettre de motivation », Bastien nous présente une méthode caméléon qui vise à candidater sur twitter ou par e-mail, grâce à un contenu visuel reprenant les codes des campagnes marketing de l’entreprise ciblée.

Par exemple, l’agence de publicité Buzzman est connue pour avoir réalisé une campagne pour Burger King qui consistait à reproduire les tweets de fans mécontents sur de grandes bannières rouges installées aux emplacements des futurs restaurants. Pour postuler chez Buzzman, Bastien s’est donc approprié cela en publiant un tweet dans lequel il affirmait que, s’il était embauché, il paierait un Burger King à toute l’équipe. Ce message original lui a permis d’être aussitôt recontacté par Buzzman. Le résultat a été tout aussi positif et immédiat pour l’agence de publicité Publicis et l’agence de communication Emakina, que Bastien avait interpellées sur twitter en reprenant leurs slogans ainsi que les codes de leurs campagnes marketing. Et les exemples fructueux s’enchaînent, captures d’écran à l’appui. Trouver un travail semble presque être un jeu d’enfants !

A 24 ans, Bastien a parfaitement compris le système de recrutement des entreprises et il nous encourage à suivre son exemple. Concrètement, la prochaine fois que vous postulerez à une offre d’emploi, ayez en tête un objectif : l’employeur doit se souvenir de vous. Pour cela, soyez observateurs, créatifs et culottés. Vous n’avez rien à perdre. Au pire, vous n’aurez pas de réponse. Au mieux, vous élargirez votre réseau, voire serez embauchés dans l’entreprise de vos rêves.

Coralie Delpha

Workshop #1 : Comment créer un modèle de revenu en 45 minutes ? 

L’association Total EDHEC Entreprendre vous réserve une année 2015-2016 pleine de surprises. Comme vous le savez certainement, nous avons récemment conclu un partenariat avec La Crème de la Crème, une start-up co-fondée par un ancien de l'EDHEC qui permet aux étudiants de valoriser leurs compétences en effectuant des missions rémunérées. Dans le cadre de ce partenariat, nous proposerons tout au long de l'année des workshops concrets durant lesquels des professionnels vous feront part de leurs expériences autour de thématiques précises. Celles-ci étant très diverses, nos workshops ne s'adressent pas uniquement aux étudiants intéressés par l'entrepreneuriat, mais à tous les étudiants désireux de profiter de leur pause déjeuner pour gagner en compétence.

Le premier workshop de l'année a eu lieu le lundi 7 novembre à 13h. Il avait pour thème "Comment créer un modèle de revenu en 45 minutes ?" et nous était présenté par Alice Leducq, co-fondatrice de Mister Good Beer, une application qui permet de trouver la bière la moins chère autour de soi.

Forte de cette expérience riche en enseignements, l’entrepreneuse nous dévoile ses secrets pour créer un modèle de revenu, outil essentiel pour évaluer la faisabilité et la rentabilité d’un projet qui est encore au stade d’idée. Dans une démarche guidée par la simplicité et la rapidité, Alice nous propose de créer un tableur Excel qui couvre une période de douze mois et comporte sept onglets : Postes de dépenses, Charges, Clients, Revenus, Trésorerie, Compte de résultats et Références fixes. Vous l’aurez compris, il s’agira de compléter ces tableaux de la manière la plus réaliste possible afin d’avoir une vision d’ensemble de notre future entreprise. Pour nous montrer ce procédé, Alice prend l’exemple de Foodora, une entreprise spécialisée dans la livraison de repas à domicile. C’est ainsi que, dans l’onglet Charges, on voit apparaître : RH interne (développement, communication/marketing, opérationnels), RH externe (coursiers), Marketing (visibilité, parrainage, publicités en ligne, prospection dans les restaurants), Technique (serveur informatique) et Autres (loyer). Cette liste n’est évidemment pas exhaustive et dépend du type d’entreprise que l’on souhaite créer.

Pour décider des chiffres qu’il faudra assigner aux différentes cases, Alice n’hésite pas à échanger avec son auditoire, créant ainsi une discussion dynamique et stimulante. On se rend notamment compte de la difficulté que représente la modélisation du nombre de clients (nouveaux et anciens). Dans l’onglet « Références fixes », on se familiarise avec les coûts parfois exorbitants de la publicité. Par exemple, pour afficher une publicité de notre entreprise dans le métro parisien durant une semaine, il faudra compter entre 70 000€ et 100 000€. Puisqu’une telle somme n’est pas envisageable pour une entreprise naissante, Alice nous conseille de privilégier la technique de rétention de nos clients, en améliorant nos services. Par exemple, pour son application Mister Good Beer, l’entrepreneuse a greffé, sur une carte de métro parisien, les bars qu’elle avait identifiés comme servant des pintes de bière pas chères. Et, pour générer un buzz autour de cette création astucieuse, Alice n’a pas hésité à contacter un journaliste de 20 Minutes. Comme elle le dit si bien, “Vous êtes votre meilleur attaché de presse”.

En clair : concrétisez vos idées en établissant un modèle de revenu, lancez-vous courageusement et, durant votre phase de démarrage, privilégiez les promotions personnalisées et peu chères. Enfin, tenez à jour votre modèle de revenu tout au long du développement de votre entreprise car la vision globale qu’il vous offre vous permettra d’identifier les postes trop coûteux ou peu lucratifs afin d’y remédier.

Coralie Delpha